Le vieux sauna
De noire suie suinte le vieux sauna
D'essences de bois il embaume
Plus très étanche, mais qu'importe
En lui réfugions-nous de l'hiver...
L'immense étendue blanche
De sa petite fenêtre nous rassure...
Les anges sont les traces de glace
Que nous y figerons bientôt
Nous laissant rougir de chaleur
De branches de bouleaux trempées
Aspergeons le poêle usé...
L'eau se répand en vapeurs odorantes
Courons ma chère, courons dehors
Les lanternes de glace guident nos pas
Insolents...
Sur la neige vite filons...
Quelques flopées de vent gémissant
Rejoignent nos cris de joie,
Tombant dans la poudreuse...
Quelles marques nous laissons !
Ihanaa !
Zabeth
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