Un revolver dans la bouche
Je vais te buter, sale crevure, c'est la seule promesse que je puisse désormais te tenir. Ah t’as l’air malin, avec ce revolver enfoncé dans ta bouche. Tu sais quoi ? C'est la première fois que je vois la peur te suinter par les yeux et j’en jouirais presque. Je comprends maintenant l’étincelle de plaisir que tu avais quand je hurlais de terreur, en réclamant ta pitié. Tu n’auras pas la mienne non plus, je l’ai usée pour moi, je n’en ai pas à t’offrir. Quand je vais appuyer sur la gâchette, je vais regarder ta tête exploser puis écraser du pied les restes de ta cervelle. Oui, moi. Moi qui avais peur du sang, mais j’ai tellement vu le mien, tellement eu son goût dans la bouche que j’observerai le tien jaillir avec délectation, il va signer ma libération, même si je dois crever de solitude et de misère en prison. Qu'est-ce qu’il y a, il te donne des haut-le-cœur le revolver ? Ne va pas croire que si tu vomis je le retirerai, je te regarderai t’étouffer et je ne serai même pas accusée.
De toute façon, je n’ai pas le choix, même si je le voulais, même si j’avais l’once d’un remords. Je sais bien que si je me relève sans t’avoir éclaté la cervelle, tu me frapperas à mort. Tu peux bien me promettre ce que tu veux, t’as toujours recommencé, et cette fois tu me massacreras, électrisé par ta terreur. C'est toi ou moi, t’as pas compris ? Tu vas mourir, il n’y a plus d’autre issue, puisque je vais vivre. Tu vas mourir, compte avec moi, je veux t’entendre : dix, neuf, huit…
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Un petit commentaire pour le zauteur...
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