Je suis ta chose, prend-moi (mais dépêche-toi)


Oh oui, prend moi, mon amour, avec moi tu vas frôler les étoiles, grimper sur les océans, te noyer dans les montagnes. Mon corps va te conter les perles de pluie où il ne pleut pas. Prend-moi, je suis à toi, offerte, tellement offerte, fais de moi ce que tu veux, je t'appartiens, je veux être ta chose, ton esclave sexuelle, je suis née pour te donner du plaisir, c'est ma seule raison d'être (comme dit Florent Pagny). Commande-moi ce que tu désires, ôte ce voile de pudeur qui farde ton front, je nous veux nus, impudiques, obscènes, l'un en l'autre enchevêtrés pour l'éternité de quelques heures (si tu tiens la route). Susurre-moi au creux de l'oreille ou hurle-moi tes fantasmes les plus honteux, je leur insufflerai vie à travers mon corps exalté. Oui, oh oui, je rêvais justement de te lécher tout le corps, grain par grain de ta peau ensoleillée. Donne-moi des ordres, continue, j'aime que tu me domines, chaque parcelle de moi vibre au son de ta voix. J'aime tout ce que tu me demanderas, tout ce que tu diras, feras. Débridons-nous mon amour, éclatons tous les carcans pour libérer nos corps étouffés par la civilisation judéo-chrétienne. Laissons s'envoler… Quoi ? Ben dis donc t'es pas un peu dégueulasse d'oser me dire des trucs pareils ??


Valérie Bezard

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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