L'homme de la vie de quelqu'un
Boris était persuadé d'être l'homme de la vie de quelqu'un. D'une quelqu'une, si possible. Bon, mieux valait qu'elle ne soit pas trop exigeante sur la taille et le poids de son prince charmant. A part cet infime détail, rien ne clochait. Il affichait un Q.I de 88.5, soit un chiffre nettement supérieur à la moyenne des moules farcies, un sexe d'une longueur de 26 cm qui ne régressait même pas avec les années (il vérifiait une fois par an, à la visite médicale, quand la doctoresse à la poitrine débordante avait fini de le palper). D'un naturel attentionné, il retenait toujours une porte devant une dame, ce qui lui avait d'ailleurs valu quelques ennuis quand il s'était acharné sur une porte coulissante automatique. Heureusement, la réparation du système avait été facturée à son éducateur. Autre atout : son casier judiciaire était pratiquement vierge. Juste un petit hold-up de rien du tout qui serait passé inaperçu s'il n'avait pas confondu la tête du caissier avec un ballon de foot. Un brin distrait, Boris. Enfin, son sperme était d'une qualité irréprochable : une parfaite matière première pour concevoir de valeureux enfants. D'un naturel enjoué, il saurait les égayer en les lançant vers le plafond. Il lui suffirait juste de prendre garde à la hauteur de ce dernier.
En bref, Boris se considérait comme un parti intéressant pour une jeune femme pas trop regardante sur le physique, privilégiant les ardeurs sexuelles aux prouesses intellectuelles, sachant s'émouvoir de certaines maladresses et prête à offrir au monde une vigoureuse descendance. Il ne restait qu'à se mettre en chasse de la femme dont il était l'homme de la vie.
Bordel, elle se planquait où cette pétasse ?
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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