Un pur bonheur.


On ne peut pas faire l'amour, l'amour ne se fait pas, il se vit. Bien sûr on peut toujours trouver des repères, j'ai joui chéri tu peux rallumer la télé, ouf, on a bien failli louper Ardisson avec ta manie des préliminaires ! Mais le véritable amour est un fleuve issu des entrailles inconnues de nos désirs et se jetant infiniment dans l'océan du plaisir.

Dormir en toi. Sentir l'excitation s'apaiser au fil des minutes, nos sexes se fusionnent, la douceur gagne, bientôt je suis toi comme tu es moi, la fragile barrière de nos peaux disparaît tellement nous sommes proches l'un de l'autre. Je respire du rythme apaisé de ton cœur, ton sang irrigue mon cerveau et te transmet mes rêves. Tes yeux entraînent les miens dans un monde inconnu, nous formons l'être idéal qui danse sa vie sur la musique de nos sensations.

Au matin tu m'éveilles de ton éveil. Nos sexes ont déjà repris leur échange complice, sans que le désir ne soit encore parvenu jusqu'à notre conscience, l'amour s'est diffusé dans nos corps, imperceptiblement, comme la chaleur lente d'un soleil matinal. Ton sourire s'est posé sur mes lèvres, fleur fraîchement éclose de ce plaisir secret qui a nourri nos rêves tout au long de la nuit.

Il est temps de prendre le temps de l'amour, le jour se lève, juste pour nous.


Philippe Banquet

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


Accueil
Accueil
Les éditos
Les éditos
Les textes
Les textes