Long way.


Pour toujours ta chanson,
Little Big Luc,
parti dans un solo éternel.
Les guitar heroes sont comme le rock'n roll,
ils ne meurent jamais.

J'ai posé mes pieds sur des routes trop bleues,
J'ai marché tu sais si longtemps droit devant.
J'ai laissé les regards de ceux qui me croisaient
Et j'ai gardé pour moi les plaisirs du chemin,
Soleil dans le chapeau qui me brûlait les yeux
Et les souliers sans larmes aux cailloux du destin.

L'amour c'était vite et pas trop souvent,
Plus de paille dans le cul que d'étoiles dans les yeux,
Mais l'air était vif, je ne savais pas vieillir.
L'amour des fois, le soir, pour m'endormir,
C'était ma main sur moi, la tête dans le noir,
Et pas de Marylin pour lisser la caillasse.

Les pieds dans la poussière et le nez dans le vent,
Jamais trop sûr de rien mais jamais mécontent,
A me laisser guider par des signes sur les pierres,
A boire d'étranges vins dans des verres de mémoire,
Mangeant n'importe quoi mais souvent pas grand-chose,
Rencontrant bien des gens qui m'ont fait du silence.

J'ai posé mes pieds le plus loin que j'ai pu
Sans jamais demander où je devais aller.
L'argent que j'ai semé n'a pas pourri en terre,
J'ai plus de souvenirs que vous n'imaginez.
Je mourrai seul, peut-être, oui mais libre et tranquille,
Je mourrai seul bien sûr mais si loin de vos villes.


Philippe Banquet

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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