Fin, commencement.
Il me suffit de fermer les yeux.
Je laisse s’ouvrir le monde qui attend, patiemment, sous ma raison. Je ne me défends plus. La petite musique s’insinue, glisse, sinueuse, dans ma tête, comme un appel, un signe.
A sa suite monte la douceur. Ta douceur. L’insoupçonnable profondeur de tes yeux dans l’amour, quand ils éclairent soudain l’univers et l’engloutissent.
Je suis aspiré de toi, tout tourne au rythme de la valse éternelle de ton sourire. L’amour se révèle, immense, infini, il anéantit le temps et l’espace, ne reste que lui, qui est nous, nous, qui sommes lui.
A la fin, il n’y a plus que le Verbe :
Au commencement, était l’Amour.
Philippe Banquet
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