Promenade dominante monochrome.


Vient un moment où plus rien ne donne envie de rien : ni les fadaises de Sarko, ni les combats de titans Fabius-Hollande (et amène ton hamster pour occuper Jack), ni le pardon glaireux à Juppé, ni les truqueries d’Ukraine, ni les morts de Bagdad, Abidjan, Jérusalem.

Tout semble si monotone, comme marcher dans la bouillasse d’une interminable plaine qui s’est révélée un matin devant nos pieds et dont on ne sortira pas. Nos os viendront se couler peu à peu dans cette glaise, rejoindre d’autres os à moitié digérés, pour coller quelques fragments sous des bottes inconnues dont le déplacement sera le seul signe tangible du progrès dont on nous fit promesse.

Reprends un loukoum, va, ça ne peut pas te rendre plus obèse que ne l’est déjà la boursouflure qui constitua ta pensée.

Et si vous en voulez encore des belles phrases multicolores, moi, j’ai mon compte.


Philippe Banquet

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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