Grève d'édito.
C'est tranquille de travailler gratos. Oui, imaginons : aujourd'hui j'ai la flemme, pas envie d'écrire, je prépare un rendez-vous avec une blonde d'anthologie. Pas de problème, je pars au guilledou l'esprit en paix, personne pour me le reprocher.
Alors que. Si je suis éditorialiste payé en méga-euros la ligne. Je veux sécher ? C'est la galère. Obligé de pondre un colossal bobard pour le boss, genre " c'est la faute à France telecom, ils m'en veulent " ou " mon modem a une grippe intestinale ", ou encore " Claire Chazal me l'a piqué pour ouvrir son journal ". Avec toutes les conséquences : impossible de sortir la blonde dans le monde (" Tiens, euh, bonjour chef, vous zici ? "), remords du travail mal fait (oui, d'accord, ça, ça ne va pas me tuer), voire licenciement pour faute grave (" a refusé de laisser Karine aux bas instincts de son responsable ").
Non, vraiment, un conseil, travaillez gratos, c'est la liberté assurée. D'où l'expression libéralisme, mouvement hautement philosophique cherchant à épanouir l'individu en le payant le moins possible.
Quoi, l'édito ? Ah ben oui, zut, il est fait : je suis vraiment le négrier de moi-même !
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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