Noël, enfin révélé.


En vrai je n’ai pas besoin de le décorer ce sapin. Les boules, les guirlandes, l’étoile de guingois tout en haut, franchement, rien ne cadre avec mes aspirations esthétiques.

Remarque, le sapin … Dans quinze jours faudra le basculer dans une benne, les aiguilles partout, ou trouver un sac , où trouver un sac ?

Les invités ? Les invitables sont en famille, les autres à éviter.

Le repas de Noël : le foie gras me file des remords, je déteste la dinde à table comme au lit, la bûche m’éteint.

Noël. Je ne vendrai pas mon âme au capitalisme néo-religieux, ni mon portefeuille à la religion libéralismée.

Il reste ?

Moi, seul à seul avec moi. Et pas de doute, enfin, j’ai réussi : je suis un vieux con.


Philippe Banquet

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


Accueil
Accueil
Les éditos
Les éditos
Les textes
Les textes