Un nouveau concept.
On se plaint et c'est dans l'ordre des choses. Après tout nul n'a choisi de vivre, chacun débarque sans savoir où il met les pieds et doit apprendre à patauger dans un merdier que d'autres lui ont gentiment légué.
N'empêche, il faut relativiser, dédramatiser, positiver, érotiser (oui, je sais, celui là n'a pas grand chose à faire là mais bon, ça finit par iser aussi et c'est quand même plus classe que sodomiser).
Allez, dans mon infinie bonté, je vous fais cadeau de ma dernière trouvaille, The Concept qui va révolutionner les bilans gouvernementaux : l'égalité des chances à postériori.
De quoi qu'y cause, le grand benêt ? Très simple, prenez cinq minutes et une aspirine, respirez un grand coup, c'est parti :
Soit un individu X (mettons le Baron de Médeux, pour faire concret sans être vulgaire), muni d'une fortune personnelle (c'est à dire piquée aux autres) de 1.000.000 francs début 2001. Il l'investit dans les actions à la mode de l'époque : Vivendi, France Telecom, Enron, Lionel Jospin.
Soit maintenant un individu Y (disons Boris Montetkommunane, un pote à Val), riche de 25 euros et 50 cents, en 2002. S'il investit sa fortune en faisant les mêmes choix judicieux que le Baron X, il obtiendra le même nombre d'actions.
Conclusion : il est enfantin aujourd'hui d'être aussi riche que ceux qui l'étaient en 2001 ! L'est pas beau le capitalisme moderne, un pauvre con de maintenant peut égaler un riche abruti d'hier.
Bon, d'accord, c'est promis, je vais mollir sur la gnôle du Petit Ben, elle me secoue les rares neurones qui me restent. Mais quand même, je suis sûr que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un muet, mon histoire, côté Bercy. D'ici qu'ils nous facturent des plus-values rétroactives sur les économies potentielles qu'on réalise en ne jouant pas à la Bourse …
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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