De la mesure dans les mesures.


Le problème avec les gens bien-pensants c'est qu'ils finissent toujours par penser de travers.

Rien à faire, faut qu'ils exagèrent. Nous, on veut bien, faire des efforts, essayer de comprendre. On veut bien tenter de s'améliorer un chouille, histoire de mourir un peu moins con, un but comme un autre pour s'occuper l'existence. Mais eux, ça ne leur va jamais, vu qu'ils traquent la perfection, insatiables qu'ils sont, toujours plus loin, toujours plus fort, jusqu'au n'importe quoi.

Exemple 1 : d'accord, un peu de discipline à l'école, ça fera pas de mal, après tout les profs qui prennent des coups de couteau, c'est pas le meilleur moyen de relever le niveau du Loft. Ben oui, mais maintenant ils en sont à menacer d'amende astronomique les parents du moutard qui oserait causer mal au monsieur qu'est du bon côté du bureau. Idem en cas d'absentéisme : dans le temps on appelait ça gentiment l'école buissonnière, de nos jours ça devient une incitation au racket fiscal.

Exemple 2 : oui, c'est vrai, huit mille morts par an, ça vaut la peine de lever le pied et de se faire reconduire par un croisé du Vittel les soirs de bringue. Ca rogne un poil nos libertés individuelles, mais ça diminue la surpopulation dans les cimetières. Seulement, ce n'est pas assez, voilà t'y pas qu'ils veulent interdire Taxi III : apologie de la violence routière comme ils disent, moi jusqu'à présent Taxi j'appelais ça une joyeuse déconnade. Et pourquoi pas censurer Un amour de coccinelle, interdire Bogart et son mégot pour tabagisme anti-social, le loup de Tex Avery pour harcèlement sexuel ?

Alors, comme disait Arthur le trafiquant (faut l'interdire aussi, lui ?) :
O justes, nous chierons dans vos ventres de grès.


Philippe Banquet

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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