A la recherche du macho perdu.
Certaines filles sont étranges. Elles s'obstinent à chercher le blaireau, le vrai, pur Kro pur crasse pur cogne. Elles ont beau se dire, "cette fois-ci, promis, je me dégotte un mec gentil et hop, je me l'accroche jusqu'à la canicule finale", rien à faire. Le premier abruti qui passe, dépoitraillé lourdingue bite en avant, bingo, elles replongent.
Les mecs gentils ne sont pas sexy. C'est vrai, regardez autour de vous, la mode est à la sale gueule : crâne de bagnard, rasage émeri, regard genre "pose juste ton ombre sur mes Nike et je te rasorise le gosier". Bizarre bizarre, peut-être que les ovaires sont plus sensibles aux senteurs testiculaires de derrière les fagots qu'aux émanations fadasses d'un sentimental lover. Vaut mieux se la jouer Tyson que mère Thérèsa, c'est vrai que cette dernière était somme toute assez peu membrée.
D'accord, nous autres, faut pas qu'on la ramène question critères de sélection. La bonne bouche à sucette et le cul virevoltant font plus dans notre lutte perpétuelle contre la gravitation que la connaissance exhaustive de Mallarmé ou la douceur du comportement maternel. Mais quoi, est-ce vraiment contribuer à la parité que de vouloir absolument investir dans les mêmes œillères que nous ?