Liberté mal embouchée.
Les putes manifestent, Christine Deviers-Joncour retourne au tribunal. Coïncidence ? D'ici à ce qu'on l'accuse de racolage passif sur la personne du juge et qu'elle soit reconduite à la frontière, y a pas loin. La frontière, quelle frontière ? Dans son cas, la frontière qui sépare les gens influents des gens influençables, la petite limite entre le bien pensant et le mal fondé, le bien dépensé et le mal au fondement.
D'un côté des filles qui se servent de leur cul pour gagner de quoi se payer au pire une raclée de mac, au mieux une baraque à la campagne où elles pourront sans peine trouver les petites herbes des prés pour calmer leurs démangeaisons, maladie professionnelle non prise en charge. De l'autre une femme qui s'est servie de son cul pour appâter du vieux cochon en chaussures sur mesures. Le pauvret est sensible des arpions, qui n'a pas ses petites faiblesses ? Des arpions et du reste, ça flatte une grande bringue chanelisée qui trouve du charme aux rides graisselues du guerrier sur le retour. Histoire d'amour, de belle facture, fausse comme les dents du monsieur et les seins de la dame, ça fait quoi quand le dentier s'accroche au silicone, un scandale d'état ou une pitoyable démonstration de l'inanité du monde ?
Heureusement tout ça sera bientôt à classer dans la catégorie sociologie historique. Sarko balaye devant nos portes, nos feuilles mortes finiront au broyeur, avec nos libertés ? Mais pourquoi faut-il que cette belle idée de liberté ait nécessairement partie liée avec des loueurs de viande ou des puissants faisandés ? Peut-être un tour pendable de Dieu, faut toujours qu'il mélange tout, celui-là, pour nous faire tourner bourrique.
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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