Cas de force majeure.


D'accord, j'admets, il y a quelques éditos de retard ces temps-çi. Personne pour scruter l'actualité, repérer le petit truc à étincelles qui va enflammer les neurones et provoquer la fonte contrôlée de la pâte à idées sur le papier. Goutte à goutte, l'encre c'est le sang de l'écrivain, comme y disent dans les séminaires de prestige financés par mes impôts (peut-être les vôtres aussi, mais ça me gêne moins).

Franchement, vous auriez le choix ? D'un côté, journaux, radios, télé, des trucs hyper-supra importants : meurtres, massacres, inondations, carambolages, pédophiles, pape (étrange cette association d'idées) ; de l'autre, l'observation émerveillée du parcours d'une goutte de rosé entre les seins de Karine, qui danse, hésite et roule vers son nombril, glisse, tourne et descend sur son ventre pour se perdre dans le friselis qui dissimule l'entrée secrète de mon Paradis terrestre ?

Ouaip, z'avez compris, ne tirez pas sur l'éditorialiste, il est en voyage d'affaire.


Philippe Banquet

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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