Droits de l'homme.


Notre Jacquot a encore fait sa boulette. Les sacro-saintes zassoces lui tombent dessus, "Horreur, il attaque les Droits de l'Homme, il se révèle, l'ignoble fasciste buveur du sang de la Liberté", indignation contre l'indigne, tollé, pétitions, lettres ouvertes et autres armes de destruction massive.

Mouaip, c'est qui ces zassoces ? D'où vient leur légitimité, Dieu aurait-il béni leurs statuts pour les élever au rang de statuts du commandeur, vengeurs de la morale, dépositaires du bien pensé universel ? Tous ces surveilleurs impitoyables de la démocratie, qui les a élus ?

D'accord, la Tunisie c'est l'enfer, Ben Ali, le diable en personne. Il suffit de s'y rendre pour constater l'ampleur des dégâts : convois interminables de prisonniers chargés de chaînes, enfants misérables qui quémandent à la sauvette et meurent sur le trottoir, tontons macoutes ivres de sang tirant au hasard dans les souks pour assouvir leur haine en toute impunité, m'étonnerait pas que le mouton que l'on sert aux étrangers soit fait de chair d'opposant politique.

Ferme ta gueule, Jacquot, dire que de l'ensemble des pays qui ont la malchance de se trouver en Afrique, la Tunisie n'est peut-être pas celui où l'on meurt le plus malheureux, c'est un crime contre l'humanité. Il suffit de voir à Tunis les interminables queues devant les consulats du Congo, de l'Algérie ou du Zimbabwe pour s'en convaincre. Décidément, mon pauvre ChiChi, tu n'es pas prêt de devenir membre d'honneur au Conseil des Bien-Pensants de la Rive Gauche, les ceusses qui savent mieux que tout le monde ce qu'il faut faire.

Dis, m'sieur l'Intellectuel Humaniste, c'est quand que tu te décides à quitter la théorie pour la pratique ? J'aimerais bien te voir changer le monde en deux coups de bons sentiments.


Philippe Banquet

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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