Avis de tempête.


C'est reparti pour un tour, accrochez-vous, les Fêtes arrivent.

Va encore falloir se gaver, foie gras, sang gras, cœur gras, graisse à tous les étages. On va une fois encore bouffer, bouffer, se tendre la panse à grand renfort de champagne pour gerber du bonheur. Bien nauséeux bien nases, prendre l'air satisfait de l'athlète qui fait grimper son cholestérol, toujours plus haut, toujours plus fort.

Et se creuser la tête et se vider les poches pour trouver des cadeaux, machin machine, qu'est-ce qu'ils aiment, à part eux-mêmes, on peut quand même pas emballer de rouge leur auto-satisfaction et leur servir sur un miroir ! Et qui j'aime d'abord ? et qui m'aime ? Et ces cadeaux de merde que je vais recevoir, les mêmes que ceux que je vais offrir, vides, prétentieux clinquants, juste destinés à prouver ma subtilité, mon goût, voire mon infinie compréhension des travers de l'humanité, la compil de Dave , l'intégrale des discours de François Hollande, avec mes sous, vous imaginez, probab' j'aurai la médaille au Paradis des faux derches.

Noël, Noël, ta gueule, le magasin est fermé, plus personne au guichet, circulez !

Je me serai réfugié sous la couette, avec Karine, et nos cadeaux au moins disparaîtront avec le petit matin, juste son sourire posé doucement sur mon épaule.


Philippe Banquet

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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