Une fois n'est pas coutume, dommage.
C'est la journée des femmes. Un jour par an, sûr que ça fait pas bezeff, d'un autre côté il n'y a pas même une minute de l'homme, nada. C'est vrai que pour nous, c'est la fête 365 sur 365 (et 366 les années bissextiles), qu'elles disent …
Elles morflent, d'accord. Le patron sur le dos, les mômes dans les pattes et le mari sur le ventre, la vaisselle pour se détendre, sans parler des battues, des prostituées, des violées. Pas de quoi être fier de milliers d'années de domination, nous autres, drôle de civilisation que l'on s'est bricolée, et qui nous amène à considérer la moitié de l'humanité comme tout juste bonne à ramasser notre merde, supporter nos humeurs et éponger nos sécrétions.
Une gamine de dix-sept ans aspergée d'essence et brûlée, "c'tait juste pour y faire peur, m'sieur, je le jure !", et ces enculés (hélas, même pas, sinon p'têt qu'elle gambaderait encore) trouvent rien de mieux que de pourrir la plaque qui devait entretenir un peu sa mémoire. Belle jeunesse que l'on s'est concoctée à force de ghettos et de séries américano-débiles (quoi, c'est synonyme ?).
La journée des femmes, pour sûr c'est limite ridicule, mais sait-on jamais, ça peut peut-être allumer autre chose qu'un jerrycan dans le cœur de certains. Peut-être qu'à faire l'effort de soulever les préjugés, quelques petits gars finiront par s'apercevoir qu'en chaque femme peut se révéler une Karine, pourvu qu'on lui donne sa chance.
La journée de Karine, c'est tous les jours, et elle me remplit mes vingt-quatre heures de ce qui ressemble fort à l'éternité du bonheur.
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
![]() Accueil | ![]() Les éditos | ![]() Les textes |