Douceur.
Parfois la vie peut être si douce. Il suffit d'une soirée d'été, petit restaurant au bord de l'eau, et Karine. Dans ses yeux je lis le calme du soir, la rivière qui coule lentement aux reflets du soleil et ouvre la nuit.
Je lis la promesse de l'amour, comme si le sang me caressait l'intérieur des veines. Je lis les heures à venir, l'indélébile sourire de son corps qui se dessine sous mes doigts.
Je lis la complicité, le plaisir tout simple d'être au bon endroit au bon moment avec la bonne personne. Nul besoin de mots, d'explications, le silence à deux qui ne fait qu'un, et ce silence est comme la signature du bonheur.
Je lis les secondes qui hésitent à passer, chacune d'entre elles se fige dans la douceur du moment, elles s'égrènent et composent une mélodie, celle du ciel, du vent, de l'eau. Toute l'harmonie du monde prend sa source aux lèvres de Karine.
La vie est si douce, vraiment, quand on plonge suffisamment sous le superflu, pour retrouver la sensation, juste la sensation.