Soyons désinvoltes et n'ayons l'air de rien.
(Noir déze)
C'est sûr, on peut toujours se la jouer détaché, genre la vie est un sac de merde, pinçons nous le nez et faisons semblant de respirer l'air du large. On peut se la faire humour, vous prendrez bien une pincée d'ironie dans votre verre de ciguë. Et, lentement, passe le temps, on a les révérences que l'on peut.
On joue à l'amour, le cœur bat, les mains qui se frisent la paume, je rectifie la position, et peut -être même qu'un baiser me fera encore bander. Qui sait, Dieu n'est peut-être pas tout à fait mort, une fille qui me sourit, c'est-y pas un signe, ou je rêve ? Je ne rêve pas, ou si peu, pourtant elle est là, disponible, offerte, comme sur un plateau, pas de télé le plateau, d'argent.
Et qui pourrait résister ? Sûrement pas moi, malgré ma réserve, mes raisonnements et cette putain de distance qui se gouffre entre la réalité et moi. Alors, allons-y, droit devant je plonge et je m'étouffe, pas loin de me noyer, une fois encore, jusqu'au retour surface, une fois encore.
Faut être honnête, même au plus profond de ses cuisses, j'avais encore le doute, même éclaté de sperme, la respiration suspendue, manque toujours ce petit micro-pouillième de je ne sais pas quoi, et ce n'est pas ce que ça pourrait être. Même les soirs si doux sous la lune, quand l'univers se calme et nous fait la grâce de croire au bonheur, il reste un regard glissé au fond du fond, qui attend, quoi ?
Après on se dit, of course, bou di mais c'est bien sûr, élémentaire, c'est du pipeau, on y a cru de toutes nos forces, on n'a pas réussi à y croire, c'est tout. Déjà se profile la prochaine attente, le prochain espoir, déçu, ou non, l'énergie increvable du point d'interrogation.
La vie va, à la va comme Dieu te pousse, il nous pousse vers quoi ?
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
![]() Accueil | ![]() Les éditos | ![]() Les textes |