Instants ferroviaires.


Sur le quai de la gare, à Cosne sur Loire, le train attend.
Quelque part, entre ici et Paris, quelqu'un s'est jeté sur la voie.
Chaque minute est comme une larme arrachée à notre impatience :
qui sait s'il n'aurait pas mérité un chagrin plus sincère,
celui qui a fini sa vie pour ralentir, un peu, les nôtres ?


Philippe Banquet

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