Chaleur hôtelière.
Il faisait chaud. Ma chambre d'hôtel, minuscule, semblait concentrer toute la chaleur de la journée grâce à un habile agencement de moquette et de tissu mural épais. La nuit n'apportait aucun répit, le drap collait à mon dos, malgré la fenêtre ouverte pas un souffle d'air ne venait au secours de ma nudité. Je me décidai à me lever, traversant le couloir je gagnai la douche, miraculeusement inoccupée. Le filet d'eau tiède qui enveloppa mon corps ne fit rien pour me rafraîchir. Je ressortis, nu, même une serviette sur les reins m'aurait fait l'effet d'une torture médiévale. Ce n'est qu'au moment de poser la main sur la poignée de ma porte que je me souvins que la clef était dans la poche de mon jean.
Qu'auriez vous fait à ma place ? J'ai épousé la réceptionniste.