Brève contribution à une autobiographie.


Je suis né en 1843, d’un père hongrois et d’une mère absente.

Petit, je suivais mon père de port en port et je gagnais notre vie en dansant le sirtaki pour de vieux messieurs. J’appris ainsi à me méfier des vieux messieurs et à courir, vite.

Heureusement Zelda me sauva une première fois, d’amour. Elle m’appelait son écureuil, j’avais huit ans. Mon père me chercha et ne me chercha pas, il ne m’avait jamais vraiment trouvé.

J’oubliai le sirtaki.


Philippe Banquet

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