Uniformément différent
Le mot d'ordre est plus que clair : être différent pour faire face à la concurrence qui tous les jours gagne du terrain. Frères et sœurs, il faut lutter contre la globalisation et la mondialisation par la culture de la différence. Voilà une mode de pensée uniforme de nos jours, une douce musique qui rythme nos actions quotidiennes et parfois même celles qui relèvent de l'imprévu et de l'exceptionnel. Au diable ce discours bien pensant, pourquoi, finalement, ne pas tout simplement ressembler aux autres ?
Quelque part, ne cherchons nous pas la différence dans l'uniformité ? Etre différent c'est gênant, c'est s'exposer à plus d'un souci. Etre uniformément différent, c'est s'exposer à beaucoup, mais beaucoup moins de problèmes à court, moyen, long terme, bref à tous les termes et horizons imaginables, toutes choses étant égales par ailleurs comme disent les honnêtes hommes.
En effet, un chien aime son maître, rien de plus normal ; Une femme aime-t-elle un homme différent des canons du bon goût ? non. Une femme aime-t-elle un homme sortant des standards véhiculés par la pléthore de média en mal de diarrhées verbales et de concepts uniformément innovants ? rarement. Alors à moins d'avoir un penchant différent, dans l'étroite parcelle de liberté qui nous est laissée, cultivons l'uniformément différent fait de différences uniformément subtiles, toutes personnelles, exclusivement réservées à une catégorie d'initiés ayant été reçus avec mention au douloureux mais enrichissant parcours initiatique. L'uniformément différent c'est un gage de pérennité, la reconnaissance de ses pairs, une popularité exemplaire au sein de son microcosme et le symbole extérieur de réussite dans l'establishment tendance d'aujourd'hui.
Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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