Visiteuse d’ un soir


Les étoiles scintillaient à peine, surgie de la pénombre, absolument
belle, dans un infini de grâce tu apparus
De ton passage tu transformais bourrasque et tempête en brise légère
Ta beauté rendait envie d’une autre caduque
Ta grâce nouait le cœur
C’était toi, enfin.
Toi par qui l’heure attendue allait trouver passage
Toi que, sans attendre j’attendais
A minuit, des mains, tu levas la plume de l’enchantement et frappas
trois fois
Coups sourds
Grondements sombres
Faisant vibrer mes fondements dans les profondeurs de leurs
profondeurs.
Au troisième coup, incandescent dans les décombres je m’allongeais,
tu m’accueillais de tout ton être, toi, Reine de la nuit
Regards
Longs
Silencieux
Profonds
L’aile d’un sourire de complicité mystérieuse passa sur ton visage,
tu te logeas dans mon cœur
L’immensité nocturne aimantait ta vision
Tu m’emportas vers un sublime inconnu
Par la même porte ouverte à toi, je me réveillais.


Léant

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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