Le grand Inutile


J’étais devenu un pont immense aux piliers infrangibles
Mes arcades étendaient leurs ombres glacées sur une absence étendue
Je ne reliais rien
Nul chemin désormais pour aboutir là
Qui le passerait jamais ?
Pas même un ruisseau pour murmurer sous mes ogives
L’ancienne rivière avait disparu, ses eaux grondaient dans un autre lit,
creusant leur cours sous la terre et l’oubli
J’étais devenu seul


Léant

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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