HELAS, STOMERE (ou le hot dog et le lit)
Vers deux heures j'avais fini.
J'avale une gorgée de café froid mais pas glacé.
Foutaise que ce nouveau sol en élastomère rose, c'est moche.
Et mon lit était trop haut pour descendre normalement, fallait que je saute, j'avais pas d'autre solution.
C'est qu'il me fallait un hot dog.
J'avais fait un nœud entre les deux draps, le plafond était bleu ça m'aiderait sûrement. J'avais marqué " haut " d'un coté, et sur l'autre, rien.
J'ai pris la partie " haut " et j'ai fait un nœud autour des barreaux du pied de lit. J'ai jeté le reste, que j'avais soigneusement lové, et je suis descendu. Je me suis vite rendu compte que je ne pouvais pas regarder en bas, l'élastomère rose était trop moche, ça brûlait les yeux.
Alors j'ai dis, tant pis. Je suis descendu en regardant en haut, dans le plafond des petites taches de rose commençaient à apparaître par-ci, par-là.
Faut que je me dépêche.
Le plafond s'éloignait dangereusement, quand j'eus un doute – et si j'étais allé trop bas.
J'ai pris sur moi de regarder sous mon bras, plus de rose, que du noir.
J'ai levé la tête, le sol se refermait à toute vitesse, j'ai concentré toute ma force dans mon poignet et j'ai tiré, je me suis littéralement envolé, me retrouvant projeté de nouveau sur mon lit, une trentaine de mètres plus haut.
Le plafond avait définitivement disparu.
Il faisait beau.
Je vais plutôt me le faire livrer mon hot dog.