Lament
Un soir que je marchais dans les rues de Londres,
Je fais souvent ça l’hiver, je marche dans les rues de Londres.
Sur la table, j’ai posé mon livre, par la porte je suis sorti.
Sorti dans une petite cour carrée où l'on met les poubelles,
Les vélos et les vieux frigos rigolos et ventrus comme des carpes.
Hier, j’ai oublié de te dire que je voulais plus te voir,
Je te le dirai ce soir, - à l’heure où blanchit la campagne,
Il y aura, peut être, un grand singe qui jaillira de tes mains,
Du sang dans tes yeux, les larmes de tes cheveux mauves et bleus.
Mais, ça sera la fin et le début d’autre chose,
- surtout pour les capricornes.
Lentement les notes couleront le long de mes doigts,
Se répandront sur la mosaïque de mes désirs, chaudes,
Insensibles aux promesses des faibles et des puissants.
Un ultime larsen et c’est ton monde qui s’écroule.