Quand la mer se retire.
Le sable est mouillé, je marche devant elle.
Elle a cinq ans, elle est heureuse.
Elle allonge son pas pour poser ses petits pieds dans la trace des miens.
C'est joli cette grande marque de pied avec en son cœur une plus petite, si finement dessinée.
Elle rit, court, me dépasse, sa silhouette, déjà si petite s'amenuise au loin des vagues.
Je suis ses pas, ils disparaissent sous les miens.
Je la distingue à peine. La brise me porte ses rires, trop loin.
J'accélère ma marche.
Mais déjà elle revient vers moi. Prend ma main.
C'est tendre et rassurant cette petite main au cœur de la mienne.
Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
![]() Accueil | ![]() Les éditos | ![]() Les textes |