Laisse bien.
Mercredi soir, j’échoue devant ma télé, encanapétisé, la cartouchière kronenbourg pleine, je m’attaque au France/Belgique diffusé ce soir là ...
Mais voilà le match terminé et la courbure du dos étant prise je reste dans le canapé et commence à m’intéresser au « Delarue » du soir : « comment vivre lesbienne aujourd’hui », ou quelque chose du genre.
C’est vrai qu’elles sont bien moins médiatiques que leurs copains homos. Plutôt discrètes, elles vont nous expliquer leurs exclusions leurs rêves de maternité, leurs émois et leurs déceptions.
Bon finalement pas de quoi en faire tout un plat, mais ça je m’en doutais un peu et le débat a vite viré banal, on y a retrouvé les vieux et incontournables clivages humains : la noctambule branchée qui passe sa liberté en boite de nuit, la romantique tout juste sortie de l’adolescence et qui rêve d’éternel, et tout ça et tout ça !, la grande gueule « vous-avez-rien-compris-les-filles-c’est-moi-ki-sait-tout ! », le couple de mamans gagas devant le petit dernier, la sympathique « j’étais une salope mais j’ai trouvé ma voie pardon à tous ! ».
Bref ! Rien que de l’humanité, et ma foi c’est sûrement rassurant pour elles, pas si différentes les meufs !
Et puis bon j’avoue que j’ai une certaine tendresse pour ces donzelles, comment oublier que ces filles là ont « bon goût » et préfèrent se taper une meuf plutôt qu’un empoilé transpirant, en tout cas je fais comme elles ...
Pour les autres : la gente féminine dite « classique » j’avoue que par moment je me pose la question, où est le truc qui cloche ? Voilà des nanas qui passent des heures et du pognon à se rendre attirante, sexy, à choisir des coordonnés savants, à s’en mettre pas trop ici et un peu plus là, à changer de culotte trois fois par jour, et à traquer le moindre poil rebelle…et tout ça pour aller s’afficher avec un footballeux néandertalien ou un zicos (ça fera plaisir à CID) à chaussettes noires (astuce !), dont le dernier changement de slip fut un vrai travail de décoffrage.
Les lesbiennes, elles, s’émerveillent de courbes, de douceurs, de la tendresse et des gestes troublants. Alors comment ne pas avoir de la sympathie pour ces filles là et comprendre que l’exclusion dont elles sont victimes doit être encore fomentée par quelques jaloux et jalouses boursouflés d’aigreurs assassines.
Allez mesdames, marchez sur mon coté de trottoir vous y êtes les bienvenues, et je ne suis pas le seul :
Le grand penseur, si cher à Argan n’a t il pas écrit :
Impression
Deux filles s'embrassent sur un quai.
La vie paraît moins monotone.
Ah oui au fait la France a gagné 2-0 face à la Belgique et ce petit Saha parait bien prometteur.
Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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