Des errances...
L’orée, il vient du sombre.
Se retrouve dans la froide opacité d’un chemin d’hiver.
Pas de choix dans l’orientation de ses pas
Il ne divague pas, il glisse, pénètre et n’en finit pas de s’éloigner.
Et plus il s’éloigne et plus le linceul opaque l’enserre.
Opacité, le blanc laiteux décolore l’alentour.
Ses pensées flottent autour de lui, l’épaisseur de l’air les alourdit.
Elles ne s’élèvent pas et ballotent doucement, elles se laissent rattraper.
Et de l’une à l’autre, autre rythme de sa marche lente,
Il glisse.
Il se perd sans inquiétude.
A son âge, il sait que la vie est courbe.
Ysab Camari
Lire les comment taire et donner le tien