Les bras en croix


Elle en impose, inébranlable, elle me crache son immobilité en signe de dédain.
Et moi je la contemple, force immobile, comme on contemple une cathédrale.
Respectueux et humble !
Je viens de vivre une illumination !
Mon bonheur est aussi fort que la douleur fut vive,
Je sens le froid envahir mon dos, mais je n’ose bouger ! Le pourrais-je encore ?
La douleur se rappelle à moi par intermittence.
Même diminuée, je me surprends à l’attendre, pour revivre la douce extase de la voir disparaître à nouveau.
Tout mon être a tenté de fusionner. Communion impossible !
Elle l’a absorbé comme une onde, et me l’a recraché au centuple, m’utilisant comme une caisse de résonance, elle m’a fait dire «je t’aime pas».
Dans le langage des Portes, ça se dit « Putain de porte à la con ».


Inkar

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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