J'aurais tout donné
J'aurais tout donné pour que règne enfin le silence absolu,
Mais les battements de mon cœur s'y refusaient,
Echo lancinant de maux sans fin,
Hurlement déchirant du peu de raison qu'il me restait à ronger.
J'aurais tout donné pour que les paroles se taisent,
De mes entrailles torturées d'où s'élevait une plainte,
Etincelle ultime d'un cerveau agonisant,
Souffle du moi méprisant un sursaut d'émoi.
J'aurais tout donné pour passer de vie à trépas,
Le jour funeste de mes 8 ans quand,
J'ai compris que la maîtresse ne m'épouserait pas.