O tempora ! O mores !


Certains le perdent, d'autres le passent, moi je le prends.
Au fond le temps tel qu'on le connaît n'est qu'une invention humaine... on peut s'interroger aussi jusqu'à quel point est-il réalité ?
Pourquoi serait-il obligatoire de se plier à la vie puisque celle-ci finira par se lasser de nous.
Bien que je partage sans compter le temps qui s'installe inévitablement dans la même chaise que moi, une certaine lassitude s'empare de mon être, face à cette vie, face à ces heures qui persistent à ne pas se laisser apprivoiser.

- Gilles !

Je frissonne de ces heures froides et glacées écoulées dans ma solitude dorée.
Elles défilent lentement marquant mon visage inexorablement.
Les jours s'enfuient sans rien dire.
Alors je m'amuse à retenir le temps, juste pour voir, juste pour...
Lui me laisse seul face à l'attente de ce qui m'échappe.
Pourquoi cette impression de déjà fait, de déjà vu ?
Du temps ou moi, lequel des deux est emprisonné ?
Sans doute les deux, lui dehors et moi dedans ou bien…

- Gilles, quand tu auras fini de rêvasser, tu descendras les poubelles !


Gilles Gras

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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