L'inconnu du 14 Juillet
Revoilà le carnaval des beaux habits.
Je les imagine dans leur costume du bon trouffion, chacun de se déguiser en général ou en sergent. Peu importe puisque c'est juste histoire de pouvoir dégoter un bel habit de héros, avec des galons tous dorés, des décorations des médailles, histoire d'épater la galerie pour mieux oublier le sang sous les gants.
Car c'est le sang de ces petits gars bien alignés qui se croient plus malins que toi ou moi et qui meurent en pleine jeunesse au nom de tout ce qui brille mais qui ne sera jamais de l'or.
A tous les proxénètes de la non vie,
A tous les tyrans de la bonne conscience,
Le jour viendra de descendre au cercueil.
Fini le temps de tirer les ficelles
On sera là pour relever les cordes
Et personne ne portera le deuil.
A toi, parmi les inconnus du 14 Juillet
Si tu aimes ce qui brille
Regarde les yeux des filles.
C'est peut être moins glorieux,
Mais ça fait vivre mieux.
Et puis tu sais quand on est mort,
Tout ce qui brille est en dehors.
A l'instar des intermittents,
Je voulais juste rajouter un peu de vent dans le grand tourbillon du néant.