Fais du feu dans la cheminée, je reviens...
- Chérie c’est moi !
Pas de réponse.
Je referme derrière moi la porte de l’appartement.
Personne.
Les meubles ont disparu. Eclair, coup de massue.
C’est ma vie qui s’écroule, le bonheur construit jour après jour envolé, désintégré.
Elle n’a laissé que le whisky. Je reste prostré au milieu de la pièce la bouteille à la main. Pourquoi, comment, pour qui est-elle partie. La pièce résonne encore de nos ébats amoureux de ce matin. Je m’effondre sur l’unique pouf qui prône, ridicule, au milieu de la pièce. Un bon coup de whisky me réchauffe un peu le coeur explosé en mille morceaux. Pourtant on s’aimait, oui on s’aimait à s’en faire péter le ventre. Les gens jalousaient cette complicité inébranlable. Je n’ai rien vu venir. Un autre whisky. Comment peut-on être si naïf.
Quelle mesquinerie, elle a pris la télé, le scop, le dvd, oh la bache ! elle a même pris Le seigneur des arceaux. Un wishisky. Elle me l’avait offert pour mon anneriversaire, toutes mes casettes, ça c’est bien les femmes, que pour le pognon elles sont là, de boute manière, c’est que des garces que heureusement qu’on a pas de gosses, elle m’disait que c’est pas l’moment. ‘vec elle c’était tout le temps pas le moment et ... garce, t’es partie et bien casse toi, j’en ne n’en n’est rien à ffairefoutre à battre.
A ma santé. Je suis libre de ... reboire un coup, d’abord, que même que tu me dirais de stop, que je suis libre. Puis j’m’en fous, je souffre pas et que pour que la télé soit pas là, tiens où qu’est donc la télé, ouhou la télé. Pfuitt est partie la télé, a pu télé. Envoyez la fête ...
- Mon amour !!! Tu es là mon ... oh mon dieu ! On nous a cambriolé
- ...