Quand l'être tue l'esprit …


Vous l'avez étouffé dans vos visions crasses pour un monde à l'avenir dangereusement étriqué à grand renfort de lofts, d'arrestations opportunes, de lois rétrogrades, de pub et de règlements aussi tordus que vos grands discours d'orateurs à la petite semaine.
Le rêve apeuré s'est enfui dans l'infini. L'immensité l'a recueilli, réconforté, entouré de la plus belle des tendresses, pour le rendre au plus offrant.

Vous avez cru pouvoir vous racheter, en payant de l'argent puant de vos grotesques certitudes le droit à le détourner pour mieux le contrôler. Tremblez, car jamais vous ne pourrez l'atteindre. Voyez comme vos peurs transpirent à vos tempes. Il vous suffirait pourtant d'accepter de partager avec ceux qui veulent aimer, ceux qui savent donner, tout ce que vos belles manières de nantis jettent aux poubelles de la désespérance instrumentalisée.

Seulement voilà, d'autres que vous ont su le prendre.
Car tout comme l'amour, le rêve n'est pas à défendre, encore moins à vendre à qui que ce soit, mais à vivre maintenant, ici et sans tarder.

N'en déplaise à tous les rabat-joie, les nostalgiques du vitriol, les jaloux, les apparatchiks de la conscience universelle, les minimalistes du sentiment et autres suicidés de naissance.


Gilles Gras

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
Accueil
Accueil
Les éditos
Les éditos
Les textes
Les textes