Elle ouvrit lentement son corsage


Trop tard ! C’était un piège !

Vous êtes dorénavant infecté par un virus indestructible.

Non, ne cherchez pas à fermer ce document avant d’en avoir lu le contenu, vous exposeriez votre ordinateur à des dommages irréversibles ainsi qu’à des évènements dévastateurs sur votre entourage dont la portée dépend exclusivement de la localisation de votre bureau dans la maison.

Inutile de tenter d’éloigner des victimes potentiellement innocentes, que ce soit par gestes ou onomatopées alarmistes, le virus s’est maintenant propagé dans tout le circuit électrique.

Dorénavant le frigo, la télé, le magnétoscope, la chaîne hifi et tous vos appareils qui justifient la prolifération des usines à empoisonner les mille et une générations futures, tous ces appareils constituent une chaîne indéfectible de terreur menant inéluctablement à la souffrance et aux larmes.

Dans le cas, tout à fait improbable, où vous vous sentiriez des aptitudes hors du commun en matière de maîtrise de l’outil informatique, sachez que la structure complexe de ce virus a été implantée depuis quelque temps selon une habile méthodologie aléatoire où chaque élément est disséminé subtilement, disparaissant et réapparaissant au gré du hasard, dans les textes, commentaires et autres niaiseries qui alimentent ce site de prévaricateurs gauchisants.

Cette anticipation face au comportement possible, bien que totalement irréaliste, mais tellement prévisible de certains quincaillonautes, cette anticipation géniale garantit la réactivation permanente dudit virus en cas de besoin. En clair vous l’avez dans l’cul, bande de nases. HIN, HIN, HIN

Depuis trop longtemps vous vous arrogez une position dominante à coup de religion, de pensées profondes et de modèles surannés.
Vous n’avez eu de cesse de restreindre notre espace de liberté.
Vos attentions envers nous ne sont que l’expression de votre mépris pour notre condition.
Votre compassion se traduit dans notre asservissement et dans l’affirmation toujours renouvelée de votre pédanterie.
Vous semblez surpris par notre réaction brutale.
Vous ne voulez pas non plus qu’on vous remercie, manquerait plus que ça.
Vous êtes si imbus de vos certitudes, si englués dans votre confort!
Vous n’avez pas voulu tenir compte de nos premiers avertissements.
Vous n’avez pas su ou voulu comprendre notre détresse.
Vous avez refusé de voir l’impasse dans laquelle vous menait la pensée unique.
A vous d’en payer le prix,
Mais souvenez-vous,
Lorsqu’on commence à compter les victimes,
C’est toujours dans les rangs des innocents,
Malheureusement.

Nous, Les Groupuscules Révolutionnaires et Anonymes des Carassins Embocalisés,
Lassés de votre suffisance hautaine et si humainement dédaigneuse,
réclamons,
Un aquarium rectangulaire de dimension olympique doté d’un système de filtration d’eau en continu, des décors propices à la détente physique et morale recréant l’univers paisible des profondeurs inviolées d’antan,
L’arrêt immédiat de la commercialisation du navet amerlok où y’en a que pour les poissons-clowns, ainsi que la diffusion de tous les produits dérivés responsables d’un massacre écologique révoltant,
Un sac de billes, une planche de surf, un paquet de carambars, Les Fleurs du Mal édition originale dédicacée par l’auteur, des roudoudous, l’intégrale des Beatles et… oh, hé, c’est moi qui menace, donc je demande ce que je veux, ah mais, et … une petite Bubulline.

En cas de refus, de tentatives sournoises de noyer le poisson dans des élucubrations littéraires, nous nous vairons dans l’obligation de mettre notre menace infectieuse à exécution.
Afin de neutraliser temporairement le virus cliquez sur les comment taire.

Nous reprendrons contact ultérieurement.


Gilles Gras

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
Accueil
Accueil
Les éditos
Les éditos
Les textes
Les textes