La peur croque les corps pour d'imbéciles desseins
Pendant que l'OMC cherche de nouvelles combines pour affamer un peu plus les pays pauvres, nous, démocratie ventrue, sommes malades de nos ordures. Que faire des emballages, bouteilles, politiciens, papiers et autres déchets que notre boulimie génère ?
A Paris, si tu jettes un papier…Pan ! amende dissuasive.
A Lyon Millon et ses clodettes fascisantes…Pan ! ambassadeur.
En France profits insuffisants…Pan ! licenciements.
Dans la série solutions débiles, demandez le programme !
Auteur de Quincailles à la pointe de l'innovation crétine ( si, si, j'assume), je ne pouvais me contenter d'aboyer sans apporter ma pierre à l'édifice de la connerie humaine. Je propose donc que les démocraties à l'obésité galopante mobilisent tous leurs moyens aériens pour déverser les tonnes de détritus embarrassants sur les pays pauvres.
Du coup, les guerres pfuit ! l'aviation est trop occupée. Le stockage des déchets pfuit ! réglé. On applaudit au renouveau de l'activité des compagnies aériennes. Terrorisme aérien néant, quel intérêt à faire s'écraser un zinc plein d'ordures sur un pays qu'en a déjà…des ordures. Je vous vois venir, et les pays pauvres me direz-vous? Je me marre.
A quoi reconnaît-on un pays riche ?....tic, tac, tic, tac….relevez-vous c'est pas une bombe, c'est un chrono…tic, tac, tic, tac, ding, dang, dong. A la quantité de déchets qu'il produit. Eh oui à ses décharges bien garnies !!! Vu les quantités d'ordures qu'ils vont recevoir, les affamés croiront qu'ils vivent dans un pays riche, donc espoir de vivre mieux, donc plus besoin de s'expatrier pour un pays qui ne vous acceptera pas.
Vous admettrez qu'avec un peu d'imagination, on peut se la jouer débile à souhait. Mais trêve de sarcasmes gratuits et revenons au plus inquiétant.
Si une municipalité de gauche (que je ne nommerai pas) décrète qu'un parisien peut payer jusqu'à 180 Euros pour avoir laisser tomber un papier sur le trottoir, il faudrait rappeler à nos décideurs, ces beaux parleurs, que quotidiennement notre société de progrès jette à la rue des êtres humains qui ne demandent qu'à vivre décemment, sans que jamais cette société ne soit sanctionnée. Il serait dommageable, pour notre beau pays, de réveiller la peur de la contestation radicale combattant les desseins des esprits calculateurs de la minorité dirigeante. Car la peur engendre la violence, la violence engendre la peur, jusqu'à l'avènement d'un pouvoir peu recommandable qui se nourrit de la violence et de la peur.
Et la peur croque les corps…