Ni cotine, ni nu phare, ou la tête de l’art consensuel


Elle est revenue, c’était prévisible. Il était des signes qui ne trompent pas,
Vous savez ces petits riens fleurant le vent nouveau,
Ces frémissements que seuls les esprits subtils savent interpréter ...
Pour mieux en profiter.
Oui, elle est revenue et c’est tant mieux car… Qué la croissance ?
Vous traduisez euros faciles, fétides dollars
Quand je vous parle de notre muse à tous,
L’égérie de nos plus sombres cauchemars,
Elle parfois cruelle et pourtant si douce
Notre passionaria, la Valérie, la Bezard.
Vous voyez qu’on est bien loin des histoires de pognon ou du plus à gagner. Quoique ...
Elle est revenue d’accord, mais à quel prix ? Vous vous doutez bien que les propos tenus ci-dessus ne sont qu’une tentative maladroite de se conformer aux nouvelles directives de notre incontournable et non moins sénilissime Taulier. Ne me dites pas que vous avez gobé le sacrifice de la libre présentation de Quincailles sur l’autel du référencement par le dieu gougol ! Attendez, vous n’êtes pas aussi naïfs.
Allons, allons réfléchissez un peu pour une fois.
Silence radio sur les éditos depuis des lustres malgré une actualité propice aux envolées lyriques de notre empêcheur d’écrire en rond.
La Karine transmutant la rigueur informatique en raideur orgasmo-phallique, elle est où la Karine ? Envolée ? Rectifiée ? Dispersée au vent mauvais de l’oubli ?
Qui mieux qu’une femme à poigne et langue bien pendue pourrait changer l’archange de la Seita en l’abbé patch à l’eucalyptus.
Je me suis laissé dire qu’elle l’aurait obligé à l’accompagner à la Fête de l’Huma, qu’il avait dû s’engouffrer les entrées, poussant la cruauté jusqu’à se faire offrir une merguez frite au stand de la section du 18ème.
Reste à prouver qu’il n’ait été contraint d’entonner l’Internationale le poing levé.
UNE HORREUR !!!

Ah, nous voilà dans de beaux draps !
Jadis nous les aurions volontiers ouverts à des gamines défaites,
Aujourd’hui c’est manières et courbettes.
Nulle clémence pour quiconque s’exprime, nul échappatoire.
La preuve ! Mon Bubulle, exit. Contrôlé positif aux carambars.
Je rêve, le Bubulle qu’est la droiture personnifiée, le tombeau dont tout le monde rêve pour vivre ses dérives les plus secrètes, même que si il pouvait parler le Bubulle, ben on pourrait lui demander de se taire sans que sa caudale s’en émoive, mouve, meuve, enfin sans qu’ ça lui agite le caviar.
Alors,
Que ce soit pour souhaiter la bienvenue,
Dire ce que je pense à plume nouvelle,
De ses belles rimes sur l’amour fusion,
Vous me connaissez trop tête de lard
Sans aller jusqu’à en devenir con,
Pour que je devise sympa ou sensuel.
Non, je pourrais paraître faux-cul.

N’en déplaise à gougol et ses cases clostrophores !


Gilles Gras

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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