Bonne fête maman


Rassurez vous dimanche il ne faut pas voter.
Vous pouvez partir tranquillement il n'y aura personne sur les routes.
Parce que ce dimanche il s'en passe des qui vous font rester à la maison.
DEMANDEZ LE PROGAMME !!!

Certains vont piller les fleuristes sans violence ni victime mais avec beaucoup de tendresse, cette tendresse que seuls les enfants savent offrir à leur maman.

D'autres vont se caler dans le canapé en se disant que cette fois ci c'est parti, on rigole plus, Zizou y va jouer et que même si c'est un match amical il va remettre tout le monde à sa place. Ouais et si sa meuf elle avait pas dû accoucher, il les aurait mis minables les bouffeurs de frites. Mais là pas d'lézard les Coréens, organisateurs ou pas, il vont prendre la rouste. Avis aux suivants !

A peine le temps de casser une croûte que nous voilà repartis sur le tourniquet à Monaco. C'est pas encore ce dimanche que not' Jeannot va gagner. Pardon ? il a arrêté ? excusez j'étais pas au courant. J' me disais aussi pas une seule fois sur la grille depuis le début de l'année c'était louche. Enfin ! on va pouvoir se shooter à l'adrénaline, se taper des rails et s'émouvoir à Sainte Dévôte en attendant que le petit dans la voiture rouge laisse passer juste à la fin le grand dans la voiture rouge pour leur histoire de gros sous.

Mais ce week-end il y a des hommes, des femmes et des enfants, venus d'horizons divers, venus des quatre coins du monde (les coins de la sphère ! beau sujet de réflexion), qui se rassemblent tous unis dans la même ferveur pour lancer à la face de ce monde leur cri d'espoir pour les générations futures. Non c'est n'est pas un remake du 1er Mai, ils viennent rendre hommage à une petite servante noire, celle qui faisait le ménage et les courses pour la Marie Salomé et la Marie Jacobé, qui avaient été virées de chez elles et avec leur indemnités elles avaient pu se payer une retraite en camargue. C'était à l'époque où que le bâti sur la côte était encore abordable.

Ils viennent raviver la flamme de leur liberté qu'ils paient si chèrement au quotidien. Sara la Noire elle les comprend et les écoute. Ils disent leurs peines en chantant. Ils disent leur joie en dansant. Vu que leurs seules richesses c'est les roulottes et les chansons (pour les dollars et les euros c'est ceux du foot et de la F1 qui sont passés les premiers). Ils offrent à la petite Sara un instant de bonheur dans l'écume de la Méditerranée qui pour l'occasion se fend d'une vague que les chevaux de Camargue disloquent pour éviter que Sara soit trempée. Parce que Sara c'est un peu leur maman à tous.

Et Sara bénit tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants pour que vagabonde leur rêve avant qu'une mauvaise nuit ne le réduise à néant.


Gilles Gras

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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