Introspection pas très académique
Ah les politico-syndicalo-prédicateurs de tous poils ! Avec leurs grands et beaux discours, mosaïque d'hypocrisie, de mauvaise foi et de démagogie à deux balles. Je me demande comment peuvent-ils se regarder dans une glace sans être troublés, sans ressentir la moindre honte ni le moindre remords. Remarquez, je suis mal placé pour en parler.
Avec mes airs de monsieur soucieux de mon prochain à la générosité spontanée, cette belle parure n'est qu'une imposture. Je ne suis pas celui que vous croyez. Je suis cet être détestable qui m'empoisonne l'existence avec un cynisme effronté. Je suis égoïste, rancunier, opportuniste, provocateur. Bref, pour tout vous dire, je ne m'aime pas, comme je n'aime pas les autres d'ailleurs, mais je reste libre de penser et d'agir comme bon me semble.
Aussi, après m'être avoué cette réalité peu glorieuse, (ce qui représente déjà un acte courageux en soi, vous en conviendrez), je peux me montrer magnanime et compréhensif. J'en arriverais presque à éprouver de la compassion envers ce moi qui, après tout, ne peut être qu'un pauvre type méprisable mais tellement excusable. Il va de soi que je vaux mieux que ça. Immanquablement je finis toujours par ne pas m'en vouloir. Etonnant hein !
Alors, je refoule cet aveu au plus profond d'un autre moi, que j'ai créé pour la circonstance, ce qui me permet de repartir le cœur léger en pouvant à nouveau me regarder en face.
Enfin, jusqu'à la prochaine fois.
Et toi qui te dis mon ami, mon frère, toi qui me lis, tu fais comment ?