La guerre des ondes n'aura pas lieu


Monsieur L'Onu,

Je vous sais préoccupé actuellement par les retombées de la crise d'adolescence du petit Georges, aussi je ne viens pas vous donner des leçons d'éducation, oh non je n'oserais pas ! bien que …je pourrais vous reprocher d'avoir, dans le passé, cédé à ses nombreux caprices d'enfant gâté, mais quand ce sale môme persiste à voir partout des alquaïda bardés d'armes de destruction massive, je me dis qu'il serait temps de lui confisquer certains jouets, de lui prescrire une psychothérapie (genre lecture assidue et réparatrice de la modeste contribution au rayonnement universel littéraire des analystes fins et pertinents de Quincailles) et de contrôler un peu plus ce qu'il regarde à la télé.

En effet !
Depuis quelques temps les chaînes nationales françaises relaient une campagne basée sur un argumentaire belliqueux, partial et discriminatoire.
Je suis conscient que depuis les calendes grecques, ( à ne pas confondre avec les calanques et encore moins les calandres ) la vérité est sacrifiée sur l'autel de la propagande.
Je sais que notre liberté dépend de notre capacité à traquer le mensonge afin que l'argument des armes ne dicte pas notre façon de penser et de vivre.
Mais stariser un gamin, quelque peu demeuré, qui, pour vanter les mérites d'un dessert chocolaté, n'hésite pas à jeter l'opprobre sur un malheureux représentant, sans défense, du monde aquatique, , là je m'insurge.

Voilà la goutte qui fait déborder le bocal.

Cette campagne mensongère jette le trouble parmi la communauté paisible des propriétaires de cet être si fragile et si délicat qu'est le poisson rouge.
Moi-même je me suis surpris à épier les faits et gestes de Bubule craignant que ses déambulations innocentes ne soient qu'une couverture à de funestes agissements coupables. Si ces pratiques ont cours naturellement outre-atlantique, on ne peut, dans la patrie qui a vu naître, BB ( Note de l'auteur : lire Brigitte Bardot et non Bubule), le commandant Cousteau, José Bové et Jardiland, non on peut pas laisser se développer l'idée pour le moins haineuse et tendancieuse du pauvre Maurice s'engouffrant la crème au chocolat, privant ainsi nos chers têtes blondes du plaisir de s'empiffrer de sucrerie en fin de repas.

Serions nous condamnés à n'être que des victimes consentants et crédules de l'information mondialisée, loftisée et dulcorée ?
Aujourd'hui les crèmes desserts, mais demain ?
Laissons faire et la dictature publicitaire nous vendra bientôt le poisson rouge philosophe et pourquoi pas le poisson rouge passionné de généalogie !

Aussi, Monsieur l'Onu, je vous prie de…..


Gilles Gras

Lire les comme en terre et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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