De la vision des choses en général et de la schyzoophilie en particulier
Pour le décrire, vous diriez qu'il est sympa, presque commun, du genre discret, voire même un tantinet secret ( je lis dans le regard de certaines que ce n'est pas pour vous déplaire…).
Lui dirait qu'il est dynamique, cultivé, généreux et, avec une pointe de modestie rougissante sur les joues, un tantinet sensuel ( ce que le pétillant dans le regard d'autres semblent confirmer d'ailleurs).
Moi qui partage son quotidien, je peux vous en parler du soi disant bellâtre un tantinet machin… un tantinet cinglé oui. C'est un fêlé de la casquette, une personnalité complexe aux multiples facettes. Le genre mythomane perdu dans les méandres tortueuses d'un chaos où se côtoient l'amour, le pourquoi du comment pernicieux, les passions refoulées, la mort, le qui est qui permanent et j'en passe !
Pourtant lorsque je suis entré dans sa vie, tout chez lui respirait l'attention, l'empressement à répondre à mes petites envies. J'étais le réconfort après ses journées de labeur, l'ami, l'oreiller sur lequel venaient s'épancher ses peines.
Depuis, il a fait de moi sa chose, l'esclave de ses turpitudes névrotiques.
Pygmalion est un débutant au regard de cette perversité scabreuse qui me remodèle au gré de ses fantasmes psychédéliques.
Je vous vois surpris, interdits, mais figurez vous que, pas plus tard qu'hier …
Des pas dans le couloir.
C'est lui !
Il va entrer.
Surtout ne lui dites rien.
Ne m'en veuillez pas,
je dois retourner vaquer innocemment dans mon bocal.
Bloup ! Bloup !
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