Lettre à Alexandre (2).
J'aurais des mots pour toi, des mots tendres que seule une mère
peut murmurer à un fils en souffrance.
Tu as laissé "l'autre" reprendre les rênes de ta vie.
Cet "autre" qui t'habite me fait maintenant courber l'échine,
baisser les bras.
Et je n'ai, pour l'intrus, que des paroles aux angles arrondis, sans relief.
Des mots lissés. Quand j'ai envie de hurler.
Je suis fatiguée.
Pardonne-moi.
Chantal Maciolak
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