La Polynésie est célèbre pour ses perles noires. Les fermes perlières sont l'une des principales sources de revenus des Tuamotu.

Une petite visite s'impose. Nous choisissons une belle exploitation, un bungalow traditionnel sur pilotis.

 

La jetée passe au-dessus d'un parc à poissons. Très pratique pour manger du poisson frais !

Les propriétaires y ont mis aussi plein de jolis poissons exotiques, très colorés. Mais les touristes ne sont pas les seuls à être intéressés par ce vivier : les requins et les murènes sont bien tentés aussi...

 

Les nacres grandissent dans le lagon, suspendues à des bouées. Lorsqu'elles arrivent à maturité, des plongeurs les ramènent à la ferme. Puis, il les pendent dans le parc à nacres qui jouxte le bungalow.
Là, des "greffeurs" vont pratiquer sur chaque nacre la délicate implantation d'une bille qui deviendra, si tout va bien (50 % de réussite seulement), une perle.

 

Voici à quoi ressemble l'intérieur d'une nacre. C'est une sorte de grosse huître.

Bien sûr, le greffeur n'ouvre pas complètement le coquillage afin de ne surtout pas le tuer. Il l'entrouvre délicatement et agit très vite pour opérer. La pince qu'il tient dans la main est à son écartement maximum : le greffeur a donc très peu de marge de manoeuvre pour déposer le "nucléus" dans la poche de l'animal ; il opère quasiment en aveugle. C'est un métier difficile qui nécessite une longue expérience car tout est question de "feeling". Les greffeurs sont très bien payés car c'est de leur talent que dépend tout le succès de l'opération.

 

Dans un premier temps, le greffeur prélève sur des nacres "sacrifiées" un minuscule fragment de chair qu'il implantera dans la nacre en même temps que le nucléus. Il veille à ce que ce "greffon" ait une belle couleur irisée car c'est ce fragment de chair qui donnera la couleur de la perle.

Dans un second temps, le greffeur implante un "nucléus" : un coquillage taillé en forme de bille (très cher à l'achat). Seul le greffeur peut estimer si le coquillage qu'il opère pourra ou non produire assez de nacre pour recouvrir une grosse perle ; le choix de la taille du nucléus est donc déterminant.

De nos jours, on trouve souvent sur le marché des perles en forme de coeur, de poire... tout dépend du nucléus utilisé pour la greffe.

 

Antoine et moi choisissons chacun une nacre au hasard. Nous les ouvrons et découvrons en direct nos perles.  Wouah !

Ensuite, nos perles sont calibrées. La taille est correcte mais, pour avoir de la valeur, la couleur et la perfection de la forme sont primordiales. Bon, nous aurions pu tomber sur de plus belles perles mais nous sommes bien contents quand même de notre petit souvenir !

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