A Fakarava, la vie est très simple : une belle église (très fréquentée), un centre médical, une boulangerie (pain uniquement sur commande) et deux épiceries. Mais pas de banque. Les voiliers qui arrivent sans argent, n'ont plus qu'à aller à Rangiroa.

Nous cherchons à acheter du gas-oil, mais plus personne n'en a. Il faut attendre le prochain passage du bateau dans... 2 semaines. Mais, de toute façon, ici, le gas-oil se vend uniquement par bidon de 200 litres ; oups... un peu trop pour nous !

 

Il n'est pas facile non plus de se déplacer à Fakarava car le seul bus de l'île est celui du ramassage scolaire qui dessert une belle école toute neuve, prévue aussi pour servir d'abri anti-cyclonique pour l'ensemble de la population (650 personnes).

 

La route fait 20 km mais elle ne fait pas le tour complet du lagon et finit en cul de sac à ses deux extrémités. Pour aller du village de Rotoava, au Nord, à celui de Tetamanu, près de la passe Sud, il faut un bateau. C'est l'isolement total.

La passe Sud de l'atoll et le petit village Tetamanu sont, paraît-il, magnifiques. Mais comme nous sommes à court de gas-oil, nous ne pouvons pas y aller car nous ne voulons pas prendre le risque de naviguer en voile pure dans l'atoll.

 

Depuis peu, un loueur de scooters et de vélos s'est installé à Fakarava ; Didier, un dynamique lorientais installé aux Tuamotu depuis de nombreuses années.

Nous en profitons pour longer à vélo l'unique piste, entre lagon et cocotiers. L'île manque d'eau et la terre corallienne n'est pas très fertile. Nous sommes loin de l'abondance des Marquises.

Un voilier australien arrive des Marquises à court d'eau mais, hélas pour lui, personne ne peut l'approvisionner et il doit partir sur Rangiroa.

 

 

Il y a peu de travail sur l'île, à part le coprah et la perle noire.

Pour protéger les cocotiers de la voracité des rats, les arbres sont bagués de tôles très lisses.
Une fois les noix récoltées, elles sont mises à sécher dans de jolis séchoirs en pandanus tressés.

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