22 jours de traversée depuis les Galapagos jusqu'aux Marquises, à Hiva Oa.

La navigation a été bien plus agréable que la transatlantique. Pour la première fois depuis notre départ, nous goûtons enfin aux joies des alizés. Un vent Sud-Est de 15 à 20 noeuds à peu près constant qui nous propulse au grand-largue. En plus nous bénéficions d'un courant favorable de 1 à 2 noeuds. Ce qui nous amène à des moyennes quotidiennes de 130 à 160 milles ! Quel bonheur !

 

 

Seul point noir : suite à une mauvaise manipulation, nous perdons dès les premiers jours le poisson de notre hydro-générateur. Or, comme la nuit nous mettons le radar en veille, nous sommes un peu pauvres en énergie et il faut faire deux heures de moteur chaque soir.

Par égard pour les familles, nous tairons le nom du responsable de cette perte cruciale...

 

 

 

Les journées se déroulent paisiblement. La cuisine est un excellent passe-temps. Gâteaux au chocolat, pizzas, tourtes... les longues traversées sur Persévérance sont impitoyables pour notre ligne.





Le reste du temps se passe à lire ou à écouter de la musique en brodant sagement.

Antoine passe aussi beaucoup de temps à suivre notre avancée sur la carte et à remplir le journal de bord. Dès que nous avançons bien, il fait des pronostics sur les date et heure d'arrivée. "Alors, si le vent continue comme ça... nous ferons tant de milles par jour, donc nous arriverons tel jour à telle heure...".

Mais, en général, à peine le pronostic est-il établi que le vent faiblit et tourne  : Antoine sort empanner en râlant. Ou bien la houle se lève et le bateau, considérablement ralenti, tape dans la vague. Hé, Capitaine, tous les calculs sont à refaire !

 

Parfois, nous sommes pris d'une frénésie de pêche. Nous ne sommes pas de grands amateurs de pêche et nous n'avons encore jamais pris quoi que ce soit.

Nous avons déjà laissé échapper une énorme daurade coryphène mais, cette fois-ci, Antoine passe la ligne sur un winch pour remonter sa prise. Ah, l'honneur est sauf ! Il n'est pas dit que nous n'aurons rien attrapé pendant ce voyage !

Un petit peu de rhum sur les branchies tue instantanément le poisson. Cette méthode douce nous va très bien.

 

Passé le moment de plaisir et d'excitation de la pêche, vient celui de la découpe des filets. C'est tout de suite beaucoup moins amusant...
Nous nous relayons pour cette tâche ingrate. Il y a du sang partout sur l'arrière du bateau. Pouah !

Non, décidément, nous ne sommes pas de grands pêcheurs.

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