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C'est vrai que la transatlantique est une navigation plutôt facile et agréable. Toutefois, nous avons eu beaucoup de longues journées désolantes de pétole. Mais lorsque les Alizés sont au rendez-vous, nous avons le sentiment d'être sur un tapis volant : poussés dans la bonne direction, sous un chaud soleil. |
Mais ce n'est pas toujours aussi idyllique. Contrairement à ce qu'on l'on croyait, le vent peut être très changeant et il faut souvent manoeuvrer. |
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Les nuits surtout sont assez agitées. Nous subissons de nombreux grains et, parfois, nous devons empanner plusieurs fois de suite. A chaque fois, Antoine râle parce qu'il faut tangonner à nouveau : c'est du sport ! |
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Tangonner la nuit, tangonner à l'aube, tangonner sans trêve ni repos... |
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Et puis, bien sûr, nous avons eu notre lot de pluie, forte houle croisée, mer agitée, bons grains, manoeuvres sportives et nuits d'insomnies. |
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Nous avons même failli perdre notre fidèle régulateur d'allure. L'aileron est tombé à l'eau suite à une défection de la goupille qui le reliait à l'ensemble. "Fichtre, y'a le régul qui s'débine !". Nous n'hésitons pas une seconde à faire une "manoeuvre d'homme à la mer" pour le récupérer (excellent exercice ma foi et je peux vous dire que quand c'est pour du sérieux, ça ne traîne pas !).
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J'en profite pour vous avouer que nous ne barrons quasiment jamais : c'est le boulot du régulateur d'allure qui s'en sort très bien. C'est un équipier de choc en qui nous avons toute confiance. C'est lui qui nous permet de vaquer à nos occupations la journée et de dormir en toute sérénité : un sacré copain (et pas exigeant avec ça : tout ce qu'il lui faut c'est un peu de vent) ! |
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