On nous demande souvent ce que l'on fait de nos journées pendant une transatlantique. Je réponds : "Comme en vacances : écouter de la musique, bronzer, lire (beaucoup), jouer, cuisiner, manger..."

 

Nous passons aussi de longs moments à observer la mer et le sillage du bateau. C'est un peu magique d'avancer comme ça, sans aucune autre force que le vent dans les voiles.

Nous aimons aussi suivre des yeux le vol erratique des poissons volants qui frôlent les vagues, comme de grosses libellules argentées.

 

La nuit, les poissons volants peuvent devenir une vraie plaie. Il n 'est pas rare d'en retrouver sur le pont et même sur les coussins du cockpit. Antoine a bien failli en recevoir un en pleine figure ! Les pauvres : pourchassés par une grosse dorade, ils s'échappent en s'envolant et... pas de pot, ils tombent sur un bateau !

Il se débattent et laisse des écailles partout. Il paraît que c'est délicieux. Nous n'avons jamais eu l'énergie d'en tuer un et nous les remettons immédiatement à l'eau.

 

L'autre grande occupation, c'est de scruter la mer pour observer les bateaux.

On raconte toujours que l'on ne croise personne dans l'immensité de l'océan. C'était peut-être vrai autrefois mais, maintenant, il y a beaucoup de voiliers qui traversent l'Atlantique et nous avons vu au moins un bateau par jour, parfois davantage. Pourtant, nous sommes partis le 18 novembre pour laisser filer loin devant les 250 participants du rallye de l'ARC, partis le 15 novembre. Nous espérions ainsi naviguer seuls, peinards.

 

Mais, en fait, nous nous sommes trompés. L'ARC a quitté Gran Canaria le 23 seulement. Ce qui fait que nous avons été régulièrement doublés par les plus grosses unités.

A chaque bateau, quelle animation ; on a quelque chose à regarder ! Et puis, c'est l'occasion de papoter un peu à la VHF.

 

 

 

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